La dimension participative du web

La participation se présente sous diverses formes sur Internet : la co-gestion d’un groupe Facebook, la publication de contenus Wikipedia par plusieurs internautes, les CGU (commentaires gérés par les utilisateurs), etc. Contrairement à un partenariat pragmatique, la participation est davantage le fruit de réactions ou d’interactions. Cela contribue à animer les activités en ligne, surtout dans les pages d’un blog ou sur les réseaux sociaux. Une question nous vient donc : quelle est la dimension de la participation sur Internet ?

La participation à travers les CGU

Les CGU dans un blog

La participation n’est pas possible sur les pages de blogs dont les commentaires sont bloqués. Dans le cas contraire, les avis donnés par les lecteurs contribuent à l’amélioration des contenus des blogs. En effet, l’appréciation des lecteurs influe sur la visibilité des pages sur les moteurs de recherche. Il va donc de soi que le nombre croissant d’avis négatifs alerte la personne qui gère un blog. Autrement dit, elle s’efforcera sans doute pour rendre les contenus du blogs plus pertinents. Dans le cas contraire, le blog se meurt, parce que dénué de visibilité. Les CGU jouent le même rôle pour les pages Facebook, YouTube et autres.

Les CGU dans les sites comparateurs de prix

Les CGU ne sont pas, cette fois, destinés à améliorer l’e-réputation des comparateurs. Ils sont spontanés et reflètent davantage la satisfaction ou l’insatisfaction de X ou Y prestations de service. Concrètement, cette forme de participation online aide chaque comparateur à parfaire le classement de compagnies aériennes, d’hôtels ou de compagnies d’assurance. En un mot, les critères sur lesquels se basent les comparateurs dans leur classement sont déterminés par les CGU.

La forme de la participation sur les réseaux sociaux

Les réactions aux publications

Un texte, un lien ou une vidéo publiée sur Facebook, Twitter ou YouTube entraîne pratiquement toujours des réactions. La réaction peut d’abord prendre être un commentaire en forme de réplique. C’est monnaie courante notamment sur Facebook. Le commentaire, sur Twitter, prend souvent la forme d’un tweet indépendant par la forme, mais en réaction à un tweet précédent par le fond. Sur YouTube, on observe davantage de CGU que de réactions proprement dites. En tout cas, le nombre de CGU dépend très souvent de la popularité de la vidéo, donc de la ou des personnes qui l’ont postée. La participation reste ainsi assez restreinte sur YouTube, du moins comparaison faite avec Facebook et Twitter. Quoi qu’il en soit, qui dit réactions dit aussi parfois interactions.

Les réactions : de potentiels moteurs d’interactions

Il y a interaction, par exemple, quand des politiques se livrent, tour à tour, des guerres de tweets. Cette forme de message, indépendant uniquement par la forme, s’observe également sur YouTube. Par exemple, Arnaud Dumouch, un théologien catholique régulièrement controversé, publie une vidéo censée traiter de la question du purgatoire. En fait, le théologien français avoue explicitement que la vidéo est postée en réaction à une autre qui l’attaquait, dès le titre « Arnaud Dumouch, le salut facile ». Les interactions ne sont heureusement pas toujours aussi virulentes, mais se présentent souvent comme des échanges ponctuels par la forme, mais en corrélation par le fond.

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